Homo Mechanicus, collectif d'artistes regroupé autour d'un travail sur l'humain d'aujourd'hui et de demain, ses failles, mais aussi sa formidable capacité à réagir.

 


Entre HOMO MECHANICUS ET SPIRITUALIS, une 3ème voie est-elle possible ?

  

MECHANICUS ou SPIRITUALIS  ? Essence ou matière ?

*Qui sommes-nous et quel but poursuivons-nous?

Un collectif d'artistes regroupé autour d'un travail sur l'humain en général, d'hier, d'aujourd'hui et de demain, ses failles, ses errements, ses espoirs mais aussi sa formidable capacité d'adaptation . Chaque membre du groupe, peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes, se pose les mêmes questions par des voies différentes, multipliant ainsi les formes d’expression par la technique: peinture, dessin , collage, photographie, modelage, façonnage, taille directe et leurs médiums : toile, papier, huile, acrylique, acier, bois, céramique, crayon, etc… Des univers singuliers et décalés, qui s’opposent, se complètent, engagés dans la même démarche.

*Notre projet :

 

Investir des lieux atypiques chargés d’un passé industriel et humain.

Exploiter au mieux les installations existantes. Notre époque est caractérisée par l'extrême rapidité des changements technologiques et l'impact irrémédiable qu'ils impriment sur notre environnement ... Une mutation. Une période que certains nomment l'Anthropocène, un monde façonné par l’homme, évoluant de plus en plus vite et profondément vers notre nouvelle identité, l'Homo Mechanicus. 

*Aux artistes du collectif, s’ajoutent des invités. Une habitude que nous souhaitons maintenir qui permet ainsi à d’autres artistes, proches par leur démarche, d'exposer avec nous. C’est considéré par le collectif comme un enrichissement supplémentaire, pour nous-mêmes et pour le public, et cela permet d’investir les lieux.

 

De fer, de chair et d'âme ...

*Le fer, principal ingrédient de l'acier et de la fonte, est un métal ductile, malléable, magnétique. Présent partout, autour de nous et en nous, il a permis aux premiers hommes de se nourrir, se protéger, se loger. Il supporte des bâtiments monumentaux, il tue, guérit etfait aussi se redresser des hommes.

Du fer aux métaux, des métaux aux machines, les fils de Prométhée que nous sommes tous se posent alors l'éternelle question : La machine au service de l’homme ou la machine substitut de l’homme ? D'autant plus cruciale avec l'apparition de l'homme « augmenté », de l'homme-prothèse bardé de nanotechnologie ou du simple adepte conditionné de la machine sous toutes ses formes, des portables ou écrans en tout genre.

 

*La chair, fragile, sensible, vulnérable, périssable. Pourrait-on écrire qu’elle est le premier ingrédient des espèces vivantes dont l'humain.

L'humain qui cherche à pallier à sa fragilité, sa sensibilité, sa vulnérabilité à son extinction en utilisant tous les moyens, toutes les technologies, en épuisant toutes les ressources sans exception, c'est-à-dire sa propre espèce.

Et quand la chair se conjugue au métal, les rêves audacieux du transhumanisme émergent, sur fond de Silicone Valley, ceux d’une intelligence qu’on espère un jour artificielle, un corps qui se régénérerait à volonté ou un être mi chair mi métal, ouvrant l'ère du surhomme et d'un ersatz d'immortalité, Mais pour qui et pourquoi ?

Danger de jouer les apprentis sorciers. L'on sait aujourd'hui que le moindre mouvement de l'âme, la pensée la plus subtile, le sentiment le plus raffiné correspondent à des interactions moléculaires, une véritable chimie cérébrale… L'âme et la chair, deux réalités indissolublement liées.

 

*L'âme. L'homme y perd alors un peu de cette âme chaque jour. L’homme standardisé, conditionné, manipulé, « mécanisé ». Les Grecs nommaient « mort de l'âme », la soumission au matérialisme.

Machine consumériste qui fonctionne inlassablement dans les têtes et produit nos comportements d’individus soit disant libres. Homo Mechanicus , une machine bien huilée...

Cohortes aussi de masses souffrantes, déshumanisées, soumises aux décisions des hautes sphères, en matière de stratégie économique, technologique ou guerrière, peuples soumis aux véritables nouveaux maîtres du monde, les maîtres des machines électroniques, des technologies de pointe, des réseaux informatiques et de l'information. Souvent sans état d'âme ...

Mais l'âme résiste, fait résistance. Prises de conscience nouvelles. Se pose de plus en plus la question de la place de la nature, de notre rapport à l’autre, à l’animal. Rêves de « paradis perdu » ou véritable désir de de partir de bases nouvelles ? Un Homme « mécanisé » certes mais en quête d'une sève essentielle qui goutte à goutte encore en chacun de nous. En quête d’une spiritualité nouvelle, écartelé entre un ciel qui ne répond plus et un « bonheur » imposé, froid et désincarné.

Sapiens méritera-t-il toujours son nom ? D'autres voies sont-elles possibles ? Entre HOMO MECHANICUS ET SPIRITUALIS, une 3ème voie est-elle possible ?

 

 *Une composante essentielle d'Homo Mechanicus mais pas que ... A la confluence de toutes ces formes de questionnement, une forme d'expression singulière : l’art de la récup ou du détournement d’objet.

Transformer les miettes technologiques du passé, les reliefs de notre monde moderne, en entités nouvelles qui nous questionnent, nous disent autre chose par un nouvel agencement, une nouvelle vie sublimée par l’art. Des oeuvres qui incorporent la technologie sous toutes ses formes. Des assemblages, des confrontations de matériaux qui engendrent des mutants improbables et nous questionnent sur la vie ou la survie.

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